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LE CONSENSUS DES GENERALISTES NEERLANDAIS.

Pour un patient souffrant de lombalgies, il existe de nombreuses possibilités thérapeutiques. En fait, les lombalgies sont un problème qui est typiquement du ressort des généralistes ; il s'agit avant tout de proposer au patient l'accompagnement adéquat et de lui expliquer que les lombalgies aiguës disparaissent la plupart du temps spontanément.

Les lombalgies sont des plaintes multifactorielles qui motivent un nombre appréciable de consultations neurologiques en pratique quotidienne. Le neurologue doit intervenir dès que le généraliste soupçonne une irritation ou une atteinte radiculaire, la plupart du temps provoquée par une hernie discale au niveau lombo-sacré.

Même lorsqu'il n'y a aucun signe d'atteinte ou d'irritation neurologique, on fait trop souvent appel à l'imagerie médicale qui met en évidence des protrusions discales, n'ayant, en l'absence de signes cliniques objectivables d'irritation ou d'atteinte radiculaire, aucune signification pathologique. On peut donc s'interroger sur la politique à suivre. Il n'est pas rare que dans ces cas, on finisse par adresser le patient au neurochirurgien, ce qui n'est pas toujours souhaitable parce que lorsque le neurochirurgien n'est pas sûr et qu'il décide d'intervenir (avec des résultats décevants) on en revient à se poser les mêmes questions.

Lorsque le neurologue ne met en évidence aucun signe d'irritation, il prescrira parfois le repos au lit, comme dans des cas de hernie discale. Cela ne donne de résultat que lorsque la position antalgique permet de mettre un terme à l'hypertonie musculaire spasmodique. La plupart du temps, cependant, le repos au lit aggrave le problème.

Les lombalgies ont exclusivement une fonction de signal nocicepteur. Les autres spécialistes doivent rester conscients des indications.. Des traitements inutiles ou invasifs n'aboutissent en effet qu'à médicaliser le patient encore davantage.

Pour le traitement d'un dysfonctionnement persistant, le consensus conseille d'adresser le patient à un spécialiste de la revalidation, un ergothérapeute ou un centre de la douleur. On dispose cependant de peu d'éléments permettant d'évaluer le rendement réel de ces interventions spécialisées particulièrement coûteuses pour la société.

D'après VAN WIJNGAARDEN GK in Ned. Tijdschr. Geneeskd, 140 (14), 1996


 

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  Dernière modification: --03/01/2004

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